Tictac a écrit : ↑mar. mai 05, 2020 5:04 pm
J'ai remarqué que mon lont pavé à été supprimé, c'est plutôt une bonne chose,
je ne m'étais pas rendu compte en le publiant que d'un sujet comme les jeux vidéos abordé sous un certain angle et du taf, j'allais foutre le bordel dans le crane de certains.
J'ai supprimé le pavé de doctissimo aussi.
Mes ressenti qui peuvent paraitre anodin et seulement être ma propriété peuvent résonner négativement chez les gens, se serait con parce que j'ai la haine contre certains jeux qui me font chier ou d'autre truc que des gens déprime voire pire...
Je dois pas être doué pour décoder et faire des raccord dans le sens émotionnel entre les choses, parce que j'ai mis plusieurs jours à faire des liens qui avec le recul sont évident.
Non au contraire je trouve que c'est plutôt pas mal que tu donnes ton avis sur des faits de société (jeux vidéo, boulot etc.) Je trouve que c'est intéressant.
A mes yeux, la tendance, typiquement psychiatrique, à vouloir tout aseptiser, à vouloir à tout prix empêcher les gens de cogiter et de donner leur avis (pour ménager leur sensibilité) est encore plus frustrante, dégueulasse et déprimante que le fait de cogiter. D'autant plus que c'est de la pure projection. Et que c'est infantilisant.
Il y a des gens, comme moi, qui aiment analyser, comprendre les choses, donner leur avis. Et les soignants en psychiatrie (qui sont souvent des ménagères de 50-60 balais d'ailleurs) ne se mettent pas à leur place et projettent leur ressenti personnel sur eux, en mode "Meuh pourkwa tu t'encombres la tête avec ça, tu devrais te trouver une occupation et un passe-temps plus tôt. Chais pas, faire de la photo par exemple". Surtout qu'en général ce genre de personne a tendance à faire du chantage psy quand on ne veut pas suivre leurs conseils.
J'ai toujours été un curieux, aimant analyser et comprendre l'actualité, ainsi qu'un homme d'esprit. J'ai jamais ressenti le besoin de "me trouver une occupation" pour meubler mes journées, par exemple j'ai jamais été "passionné de photo". Pour moi, prendre des photos a toujours été un geste occasionnel (genre je trouve qu'un paysage est beau alors je le photographie), mais c'est pas un truc que j'ai envie de planifier, en mode "Allez hop hop hop, je vais me réserver une après-midi exprès pour prendre plein de photos".
Petite anecdote: à l'âge de 22 ans, j'ai parlé de certains de mes projets à une de mes cousines (qui était infirmière en psychiatrie), elle m'a répondu qu'elle "m'interdisait" d'avoir cette activité là parce que selon elle, ça risquait de m'encombrer la tête et de me faire cogiter (tout cela sur un ton très infantilisant). Elle me demandait de répéter ce qu'elle me disait, et même de prendre une feuille de papier pour prendre des notes. J'ai essayé de lui répondre que je n'avais pas envie de suivre ses conseils, que le fait de faire des choses que j'aime ne me stressait pas, et que ce n'était pas à elle de choisir mes activités à ma place mais à chaque fois elle me coupait la parole en me reprochant de ne pas être assez "compréhensif" et "à l'écoute", sur un ton très infantilisant, et en se mettant en colère.
Ce n'est pas le fait de cogiter qui me rend malheureux, c'est au contraire ce sentiment de vide, de néant intérieur, cette difficulté à réfléchir et cet intérêt pour rien qui s'est déclaré depuis que j'ai mes putains de lésions. Je déteste mon nouveau cerveau, je déteste toutes ces sensations désagréables qu'il me procure, je déteste ce que je suis devenu à cause de ces putains de lésions. L'insoumis et l'homme libre que j'étais à 27-32 ans est mort et enterré.
J'ai pas envie de "compenser" ma maladie en menant une vie à 100 à l'heure et en multipliant les activités, comme le préconisent certains, j'ai juste envie de me planquer, de disparaître dans un putain de trou de souris, pour qu'on ne ne me voie plus.
Et de mourir, pour mettre fin à ces putains de souffrances.
J'ai jamais eu l'esprit psychiatrique, en fait mes idéaux de vie, mes valeurs sont aux antipodes de ce que veulent nous imposer ces enfoirés de soignants en santé mentale. J'ai jamais rêvé de correspondre à cet archétype de patient psychiatrique modèle qui ne réfléchit pas, qui ferme sa gueule en société, ne donne son avis sur rien, n'a aucun esprit critique, qui se contente d'effectuer des tâches concrètes etc. Je trouve que les valeurs que le système de santé mentale veut nous imposer est aussi dégueulasse que la maladie en elle-même, parce que le but de cette institution de merde ce n'est pas de nous aider à retrouver nos facultés mais de faire de nous des robots, des exécutants, qui marchent au pas et se contentent de mettre en application ce que veulent les autres.
Beaucoup de gens qui sont passé par ce système là deviennent obtus, bornés et désagréables et manipulateurs, parce qu'ils reproduisent ce que le personnel soignant leur a fait subir.
Je serai peut-être obligé de me plier à ces valeurs-là, mais ce sera vraiment à contrecœur et la mort dans l'âme. Quand on est malade, on est souvent obligé de se contenter d'un mode de vie qu'on déteste, non pas parce que ça fait du bien, mais surtout sous la pression sociale (à cause des "braves gens" qui ne nous comprennent pas) et aussi parce notre état de santé ne nous permet plus de faire les choses qu'on aimait avant. Et, quand on se plaint de cette situation, on est catalogué comme quelqu'un qui "cogite trop", bref c'est