Journal de ma dépression

miau
Avatar de l’utilisateur
Messages : 5922
Inscription : mer. avr. 08, 2020 5:20 pm

Journal de ma dépression

Message


Après toutes ces (més)aventures, la seule option qui me paraît viable est le désengagement.

Je me déteste, considère ne rien mériter, ni être "légitime".
Je suis une merde, une défectuosité, un nullard, un parasite, un faible, un assisté.

(Les critères que je m'applique ne sont pas les mêmes que ceux que j'applique aux autres)

Toutes les personnes qui ont contribué à mon état actuel n'ont aucun compte à me rendre (c'est pourquoi je ne les retiens plus).
Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.

C'est d'ailleurs ce que je vais faire.
Me venger sur moi, me rendre la vie dure.

Voilà le seul moyen qui me permette de colmater, écoper la barque, "m'apaiser".
miau
Avatar de l’utilisateur
Messages : 5922
Inscription : mer. avr. 08, 2020 5:20 pm

Re: Journal de ma dépression

Message


Un détournement de souffrance de l'âme vers une difficulté plus "palpable" / concrète.

La douleur serait reléguée au second plan, deviendrait moins vivace. Toujours présente mais "non prioritaire".

Une vie rude "choisie" pour outrepasser les maux profonds.

---

Toutes mes relations un minimum "creusées" ne sont que des déceptions, ou des trahisons, sinon des abandons.

Je sais bien que j'ai besoin d'une aide, mais qu'aucun tiers ne semble être en mesure de réellement apporter, ce qui implique que je serais la seule personne à "pouvoir".

Peut-être que la véritable "magie de la vie" est de faire croire ou continuer à y croire.

Ou alors, peut-être que ce que je devrais chercher à développer une capacité d'émerveillement de la brute réalité ?
miau
Avatar de l’utilisateur
Messages : 5922
Inscription : mer. avr. 08, 2020 5:20 pm

Re: Journal de ma dépression

Message


En fait tous ces gens me prennent en otage dans leurs propres tourmentes.
Que ce soit en amitié, en amour, ou familial.

Si je ne réponds pas aux exigences, si j'ose choisir "pour moi", il en résulte ce qui précède.

Je vais rendre ce logement, mettre fin à l'aide sociale financière.

Ce ne sont que des palliatifs, des cache-misères.

Je ne souhaite plus troquer ma "liberté" contre le confort.
La liberté se paie au prix du risque.

Mon véritable besoin est bien plus profond, il se trouve ailleurs.
... Il est temps de changer de chemin. D'assumer.

Et encore plus m'éloigner...
Répondre