Re: [Topic blabla] Comment ça va aujourd'hui ?
Publié : jeu. mai 14, 2020 2:06 pm
Mes 2 chats me font beaucoup de bien aussi, leurs ronronnements est apaisant. 
Que veux tu dire par accès d'impulsivité ?OnEstChezNous a écrit : ↑jeu. mai 14, 2020 1:53 pm Quand j'avais 20-25 piges c'était pareil, j'avais régulièrement des accès d'impulsivité (lors de moments où je repensais à des humiliations infligées par ma famille).
J'étais en colère et j'étais agité. Mais rien de bien méchant.
J'ai du mal à comprendre comment la "camisole chimique" peut aider mais bon.OnEstChezNous a écrit : ↑jeu. mai 14, 2020 2:08 pm J'étais en colère et j'étais agité. Mais rien de bien méchant.
Sauf un jour où j'ai cassé un objet accidentellement (c'était à une époque où j'étais complètement dans les vapes, on était en 2008 à l'époque).
Sinon lors de disputes j'avais souvent du mal à trouver mes mots et tendance à me mettre sur la défensive maladroitement, ce qui m'a valu pas mal de brimades en société. ça a été comme ça pendant toute la période 2007-2014.
Du coup comment réussir à faire des études et à avoir une vie sociale, professionnelle etc. épanouie quand on ne peut même plus faire confiance à son propre cerveau?
Face à ces difficultés les psychiatres n'avaient qu'une seule réponse: la camisole chimique. Ce qui me mettait à peu près dans le même état que maintenant avec mes lésions cérébrales (sauf que c'était réversible). Bref ça ne me rendait pas du tout sociable. ça ne faisait que me retirer mes facultés mentales.
Quand on étudie l'Histoire de la psychiatrie, en Europe ou aux USA, on s'aperçoit qu'à la base c'était plus un métier de "petit chef" (basé sur la répression) qu'un métier scientifique ou médical à proprement parler. Vu que le but était de mettre hors d'état de nuire des gens au comportement "anormal".
Avec pour conséquence des traitements choisis non pas selon des critères physiologiques (recherche de la toxicité la plus faible possible par exemple), mais selon leur capacité à mettre hors d'état de nuire les déviants: lobotomies, électrochocs, coma à l'insuline (endommageant les noyaux gris et rendant la personne anhédonique).
La camisole chimique en elle-même produit une maladie de Parkinson artificielle et n'a rien à voir avec la vraie physiologie du cerveau, même si ce traitement a été "amélioré" par la suite (en ajustant les doses essentiellement, vu qu'il n'y a pas de réelle différence entre les "vieux" et les "anciens" neuros, certains vieux neuros avaient le même mode d'action qu'un neuroleptique atypique et vice-versa).
Du coup certains vieux réflexes ont été conservés: on envoie les patients en chambre d'iso avec une piqûre (et donc une augmentation des doses de "médocs") quand ils ouvrent un peu trop leur gueule, pour les intimider et pour leur rappeler ce qu'est la hiérarchie (en mode "ici c'est nous les boss, donc fermez vos gueules").
Le patient est plus considéré comme un déviant que l'on doit ramener sur le droit chemin que comme un malade à proprement parler: on exige de lui qu'il ait une vie "normale", qu'il reconnaisse ses torts, on l'accuse d'être dans "le déni", de se "dédouaner" etc. quand il refuse d'obtempérer ou qu'il se plaint de la toxicité des traitements => des schémas qui rappellent beaucoup ceux de la police ou d'un appareil pénal.
Après y'a d'autres trucs, plus modernes et plus retors, qui sont venus se greffer sur ce background (déjà pourri à la base):
- la culture de l'égoïsme matérialiste, qui fait passer le pognon avant le bien-être du patient (auquel on attache peu d'importance du moment qu'il se montre "fonctionnel").
- le marketing (en gros, l'important c'est pas que le traitement soit le meilleur possible, mais qu'il soit bien "vendu" => cf. la campagne Viva Zyprexa) et le monopole de certains traitements (ex: ISRS) qui en découle. Monopole qui est également du à la bureaucratie évoquée précédemment, qui est hostile au changement.
- la culture du chantage affectif, de la manipulation et du "faites ce que je dis pas ce que je fais" (on exige du patient qu'il soit docile, conciliant, "sociable", à l'écoute etc. tout en adoptant l'attitude inverse avec lui).
Même si tout cela se fait de manière assez hypocrite (sous couvert de "soins", de "défense de la société" et "d'aide").
Celest__ a écrit : ↑jeu. mai 14, 2020 1:57 pm Miau, j'espère que ça ne te dérange pas que je t'appelle toujours comme ça.
Avons nous un topic sur les rêves et cauchemars ? J'aimerais bien garder une traces de ceux que je fais le plus marquants et j'aime savoir ceux des autres qui les partagent.
Après si je suis la seule intéressée par ce genre de topic oublie c'est pas super important![]()
J'aimerais surtout retrouver un cerveau en parfait état, parce que dans l'état actuel exploiter mon potentiel c'est mort.Celest__ a écrit : ↑jeu. mai 14, 2020 2:11 pm Je suis peut être dans l'utopie mais je vois tellement de qualités et de potentiel à différents niveau en chacun de vous...
Et en même temps je vous sens brisés et je trouve ça tellement dommage.
Le temps passe, on ne vit pas éternellement, et je ne suis pas sûre qu'avec les années nos maux s’améliorent mais ce n'est pas impossible !!
Plein de courage p'tits poulets !
100 % d'accord et c'est cela qui me révolte !OnEstChezNous a écrit : ↑jeu. mai 14, 2020 2:19 pm Les psys sont pas spécialement à l'écoute de leurs patients, ils nous voient au mieux comme des emmerdeurs, au pire comme des gens potentiellement dangereux. Ils pensent que c'est le fait de "trop penser" qui nous a rendu malade. Beaucoup d'entre eux sont convaincus aussi que la camisole chimique va nous rendre plus sociable, plus concentrés sur nos activités (ce qui est faux, la plupart du temps on ne s'intéresse plus à rien, on se contente de survivre et de vivoter).
De plus il y a une forte composante sadique dans la psychiatrie (comme dans la plupart des métiers "autoritaires" et "défensifs" d'ailleurs), qui est du à l'histoire de cette institution. J'avais écrit un pavé à ce sujet je sais pas si j'ai enregistré mon brouillon.