Bah comme déjà expliqué, quand on est schizo on a souvent tendance à culpabiliser pour un rien, à se demander ce que les autres vont penser de nous et on n'ose plus tenir de propos inhabituels/originaux (par peur de raconter des conneries). Surtout qu'en général on évolue en compagnie de gens qui sont pas spécialement tolérants.Tictac a écrit : ↑mar. mai 05, 2020 9:01 pm J'ai pas dis de conneries au moins?
je psychote tous les jours toute les journées à ce sujet, j'ai peur de raconter de la merde à tout moment, d'ailleurs c'est pour ça que je fais comme la moman d'Eminem et que je prend un peux trop de médoc au quotidien
Si les gens se mettent à die ici je vais prendre encore plus de médoc quotidiennement.![]()
Mais crois-moi qu'il n'y a absolument rien de répréhensible dans tes propos, tu as juste exprimé ta vision du monde, tes réflexions du moment.
D'après ce que j'ai pu comprendre (mais je peux me tromper), Mitch a été un peu choqué par tes propos sur le travail et les machines parce qu'il a une vision du monde assez traditionnelle et qu'il pense qu'un homme a besoin de travailler pour conserver un certain équilibre mental (sensation d'appartenance, "d'existence" sociale etc.), mais après c'est un sujet de conversation complexe et ça se discute.
Perso j'arrive parfaitement à comprendre que certaines personnes aient besoin de se sentir intégrées dans un groupe - quitte à avoir un boulot et/ou des activités chiantes - c'est quelque chose que je respecte.
Mais ça ne fait pas partie de mes aspirations: en ce qui me concerne, j'ai pas envie de passer tout le reste de ma vie à avoir un boulot aliénant et répétitif pour y parvenir, tout simplement parce que j'ai toujours eu une mentalité d'insoumis (du coup me forcer à adopter un mode de vie que je déteste "parce que c'est bien" ou "parce que c'est comme ça, c'est la société, point", ça a jamais été mon truc)*, et parce que pour moi, le fait d'être réduit à l'état de robot/esclave est encore plus désagréable que de passer quelques journées seul.
Surtout, rien ne dit que ce genre de boulot est épanouissant socialement, dans certains cas c'est sous la houlette d'un petit chef sadique auquel on doit lécher les bottes et/ou en compagnie de collègues qui ne sont pas nos potes, avec lesquels on n'a aucun contact (mais avec lesquels on est quand même obligé de jouer les faux cul, pour garder la face).
Après quand je dis ça je parle avec mon coeur et j'encourage personne à faire les mêmes choix de vie que moi, d'autant plus que je sais parfaitement que je suis pas quelqu'un de normal.
* après je serai peut-être obligé d'adopter toutes ces valeurs là à contrecœur, pour casser la croûte (parce que quand on est malade on n'a pas forcément la possibilité de poser ses couilles et de choisir), mais ça n'aurait rien d'épanouissant au de "thérapeutique", au contraire ça me déprimerait.